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Paisani in anda pà a fiera di u Niolu. LC Canniccioni v 1910

25/08/2017

Le château de l'espérance

Junot, imburdatu da a fatica di notti e notti senza dorma, s'era missu à diclamà sta puesia, compiu u JMO di a ghjurnata  :

Ta pâle chevelure ondoie
Parmi les parfums de ta peau
Comme folâtre un blanc drapeau
Dont la soie au soleil blondoie.

Las de battre dans les sanglots
L’air d’un tambour que l’eau défonce,
Mon coeur à son passé renonce
Et, déroulant ta tresse en flots,

Marche à l’assaut, monte, – ou roule ivre
Par des marais de sang, afin
De planter ce drapeau d’or fin
Sur ce sombre château de cuivre

– Où, larmoyant de nonchaloir,
L’Espérance rebrousse et lisse
Sans qu’un astre pâle jaillisse
La Nuit noire comme un chat noir.

Eiu : "C'est doux..."
Junot : " Stéphane, l'auteur venait souvent boire chez mon grand père. Les soirs sans le sous, il vendait des billets avec ses poésies. En général mon grand-père faisait semblant de l'acheter et effaçait l'ardoise. Ma grand-mère, elle ne riait pas et la soirée finissait en bagarre entre ces deux là. Je m'amusais de ces histoires. C'est elle qui m'a appris cette poésie. Souvenirs...
Eiu: "Tu me noteras les mots, je vais me la traduire. Ça me fera passer le temps... Merci caporal !"