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Paisani in anda pà a fiera di u Niolu. LC Canniccioni v 1910

16/12/2017

L'eau sacrée

Lejean, à lu sò scagnu: in uni scorru cù l'appareghju di transmissioni à dritta, u gramofonu vicinu à l'arecchja manca. 
Tamantu accuncciamentu da sminticà u rumori guerrieri chi li vinivani megliu i lagni longhi e languenti di a cantatrici! Fila cori, fila.
"Ecoutez  donc ces voix qui nous appellent, adjudant:"

"Lakmé
Tu m'as donné le plus doux rêve
Qu'on puisse avoir sous notre ciel, 
Reste encore pour qu'il s'achève
Ici, loin du monde réel ...
Tu m'as dit des mots de tendresse
Que les hindous ne savent pas,
Et tu m'as appris l'ivresse
Des aveux murmurés tout bas.

Gérald
Ce que je lis sur ton visage,
Ma Lakmé, me glace d'effroi.
De tout, mon âme se dégage
Et je ne serai plus qu'à toi.

Lakmé
Ah! maintenant, je veux te croire,
Voici la coupe où je vais boire.
Prends! ...

(...)

Gérald
Non ! Ce n'est pas la mort,
C'est la vie ardente
Qui coule à plein bord
Sur ta lèvre frémissante.
Ah!
Qu'autour de moi tout sombre."*






* Lakmé, attu III n°19, L Delibe (1883), libriolu di E Gondinet e P Gille.